Fédération des Organisations des Producteurs Agricole du Congo au Nord-Kivu

La culture du café renait en territoire de Rutshuru grâce au PASA-NK

lundi 14 juin 2021 par Jean Baptiste Musabyimana

Il faut renouveler la pépinière pour faire renaître le café dans le territoire de Rutshuru. Les pépiniéristes de la chefferie de Bwito, dans le groupement de Tongo, et ceux de la chefferie de Bwisha à Biruma, sont à pied d’œuvre. Tous déterminés à se réunir autour des micro-stations de lavage de café pour la renaissance du café.

Accompagné par l’agronome de l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC, ex-ONC), Jean-Pierre BWENGE, que le chargé de communication de la FOPAC a pu visiter les pépiniéristes du groupement de TONGO. Durant cette visite, l’agronome lui a confié : « Nous apprenons aux pépiniéristes comment préparer la semence et comment monter un germoir. Aussi nous leur apprenons comment faire la pépinière. Maintenant, nous les aidons avec la semence avec les outils tels que la brouette, machette, sachet, ...  ». Chose que les pépiniéristes accueillent avec joie. Selon eux, ils ont déjà appris beaucoup de nouvelles pratiques agricoles. Serushago, caféiculteur de Tongo, avoue que les agronomes leur viennent grandement en aide. « Je suis dans mon champ de café avec l’agronome de l’ONAPAC qui m’enseigne comment soigner mon café. La culture du café m’a permis de faire étudier mes cinq enfants mais aussi à acheter des terrains. Les agronomes de l’ONAPAC nous aident à améliorer le traitement de notre café.  », se réjouit-il .
La culture du café allait mourir
C’est grâce au PASA-NK que la culture du café renaît dans le territoire de Rutshuru. Elle était réservée jusque-là aux grandes entreprises et seulement dans la chefferie de Bwisha. Selon l’agronome Jean-Pierre, les caféiculteurs déçus du manque d’un marché fiable commençaient à déraciner les tiges de café. « Nous étions en phase où certains caféiculteurs commençaient à déraciner leur café par manque d’accès au marché. Mais dès qu’ils ont entendu que le PASA-NK allait appuyer les caféiculteurs, ils ont gardé espoir. Ici, nous n’avions qu’une seule pépinière et les caféiculteurs achetaient difficilement les plantules parce qu’ils savaient qu’il n’y avait pas de marché. » témoigne-t-il. Le PASA-NK comme le messie de la Bible vient de sauver cette filière combien rentable. SINIRIMBIZI Bosco, pépiniériste de son état, nous dit ce qu’il a connu comme découragement jusqu’à vouloir changer le café par les bananiers, « Plusieurs facteurs nous décourageaient à poursuivre la culture du café tels que le manque de décortiqueuse, manque de marché, … Certains caféiculteurs remplaçaient leurs cafés par les bananiers. »
Cependant l’espoir est revenu par l’intervention du PASA-NK dans le territoire de Rutshuru surtout dans la chefferie de Bwito. A présent, Bosco entretient une pépinière de 15 mille plantules et compte les vendre. Selon lui, sa stratégie sera de passer dans les églises pour sensibiliser les caféiculteurs de venir acheter chez lui. Au prix de 100 Fc une plantule, Bosco estime que c’est peu mais compte tenu de la subvention du PASA-NK il obtempère. Il pourra vendre une partie et garder une autre.
A Biruma, IPAP assure…
Sous la conduite de Madame Claudine, agronome de l’IPAP, Claudine, le chargé de communication de la FOPAC/NK a visité le site où est érigée la MicroStation de Lavage. Les travaux avancent dans tous les sens : d’un côté les pépiniéristes sont à l’œuvre, de l’autre côte la préparation de l’engrais organique et à la fin la construction des dépôts avancent bien. Dans l’installation de la microstation de lavage, il est prévu que les bénéficiaires contribuent à 40% contre 60% pour le PASA-NK dans les dépenses de construction. Dans ce 40%, il s’agit de la parcelle et autres apports. Avec le chef de file Rikolto spécialisé dans la production et commercialisation du café de spécialité certaines exigences doivent être respectées. Il s’agit de produire le café bio. Selon Madame Claudine, il faudra éviter les pesticides et engrais chimiques. Elle s’explique : « Auparavant, nous utilisions les pesticides et engrais mais comme le marché exige un café de spécialité et bio, nous préparons déjà un composte. Il est fait des pulpes de café, des ordures ménagères et de la bouse. Notre composte a déjà dépassé 6 mois. Nous faisons des pesticides à base des herbes pour éviter les méfaits de pesticides et engrais chimiques ». Il faut aussi ajouter que la conservation est aussi exigeante. Selon Jean-Pierre, agronome rencontré à Tongo, demande de ne pas l’exposer n’importe où et n’importe comment. Selon lui, tout ce qui peut être proche de ce café peut avoir des répercussions sur son goût et affecté ainsi son prix et sa qualité.
Rappelons que les caféiculteurs de Rutshuru se réunissent dans la Coopérative Kahawa ya Umoja wa Rutshuru (COOKURU, en sigle). Cette coopérative réunit les caféiculteurs de deux chefferies du territoire de Rutshuru. C’est sous la houlette du chef de file Rikolto que le premier comité a été mis en place.


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